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mercredi 15 juin 2016

Les avis de Marich { 129 } Arthur Rimbaud, le voleur de feu de Sarah Cohen-Scali

Titre : Arthur Rimbaud, le voleur de feu
Auteur : Sarah Cohen-Scali
Edition : Le livre de poches
Nombre de pages 248
Genre : Jeunesse/Biographique
Prix : 5,90€
QuatrièmeArthur déteste Charville, cette ville de province grise et triste où il est né un jour de 1854, et où il vit avec sa mère et ses deux sœurs. Alors, pour tromper la monotonie des jours, Arthur dévore livre après livre. Et puis il rêve d'un oiseau multicolore, bleu, vert, rouge, qu'il nomme Baou et qui lui inspire des poèmes. Car Arthur se fiche d'être un élève modèle. Il veut être poète, même si c'est être voyou...



Encore une chronique écrite en cours d’histoire. Que voulez-vous, la dissidence peut arriver n’importe quand ! Je vais vous parler d’un livre cher à mon cœur, qui m’a plus touchée que n’importe quel livre. Je ne le pensais pas, que j’avais un alter ego il y a 150 ans. Un livre qui m’a été conseillé par une amie et qui m’a bouleversée.

            Avant de commencer, je veux déjà faire une petite mise au point. Comme tout le monde j’ai un passé, des souffrances, des joies. J’ai eu un père très dur, souvent cruel, qui a fait de moi une personne complexe, tourmentée qui prends parfois des décisions incohérentes, et avec une âme profondément compliquée. J’ai forgé mes propres idées, et je suis une écorché-vive, comme notre cher poète. Ce roman a su me toucher plus que n’importe lequel. Et vous allez comprendre pourquoi. On suit donc Arthur, depuis son plus jeune âge, dans cette vie des Ardennes (ma région, coïncidence ?), où il est profondément malheureux. Avec une mère archaïque, un père absent, et un lieu de vie médiocre, Arthur rêve d’aventures, mais ce qu’il veut plus que tout, c’est devenir poète. Sa mère, qui le voit plutôt exercer un métier sérieux et refuse catégoriquement de le laisser vivre sa passion. Fugue après fugue, sur le fond d’une guerre sanglante, on découvre un Arthur torturé, qui a été brisé par la vie bien trop jeune. Arthur Rimbaud a donc beaucoup souffert, ce qui le rends très attachant. Et, forcément, je me suis identifiée à lui : j’ai reconnu ma souffrance dans la sienne. Avoir un parent despote, c’est très difficile, et ça m’a brisé le cœur bien des fois, face à la dureté sans nom de sa mère. On a un protagoniste qui se bat pour ce qu’il veut être, qui ne laisse pas tomber. J’ai trouvé que la fugue est une véritable question élevée et que c’est très intéressant de s’interroger sur les motivations, si elles ont lieu d’être ou non, si ce n’est question que de crise d’adolescence où que cela cache quelque chose de bien plus profond ? Et l’état psychologique du fugueur, complètement paumé, ne sachant pas où aller, mais en même temps savourant le doux goût de la liberté. Egalement, les conditions de vie, d’un adolescent livré à lui-même dans la compagne profonde Ardennaise, avec tous les dangers. On voit également les limites de la fugue, quand elle s’arrête, quand on retourne chez soi, submergé par la honte et la peur. Et voir nos rêves fracassés à jamais…

            A travers Arthur, j’ai vu le message du roman : se battre, se battre comme un acharné pour nos rêves. Si Arthur ne s’était pas rebellé, on aurait pas eu la chance de lire ses fabuleux poètes, qui montre bien son talent indescriptible.  Eh bien, je suivrais ce joli conseil : je me battrais pour aller au bout de mes rêves. Bref, parlons de la relation entre les personnages. Je trouve que l’auteur a fait un étonnant travail, bien approfondi, sur les liens de cette famille. On a déjà Frédérique, l’aîné, aussi malheureux que son frère. Je ne me suis pas vraiment attachée à lui, on ne le voit pas beaucoup, mais c’est quelqu’un qui a beaucoup souffert. Et puis Vitalie !! Mon personnage préféré après Arthur. J’ai adoré sa sensibilité, sa lucidité et le lien qui la relie à son frère. Ces deux-là sont les plus proches, et voir une si belle relation frère-sœur, ça fait chaud au cœur. J’ai tant aimé Vitalie pour son courage, son amour et sa force. Isabelle, la cadette, n’est pas forcément très intéressante. La mère, par contre, est un personnage haut en couleur. On ne voit que son despotisme et sa sévérité à toute épreuve, mais on en vient presque à être pris d’empathie pour elle : elle a eu un passé difficile, et si ça n’excuse pas son comportement, ça l’explique. Et puis, est-ce que les poèmes de Rimbaud auraient été aussi bon si elle n’avait pas été source de son malheur ? J’en doute fort. Après tout, les plus grands écrivains sont les plus torturés. Mais ce qui est m’a touchée dans ce personnage, c’est le réalisme hors-pair, avec quelques rares scènes qui nous prouvent que c’est un être humain, qu’elle aime ses enfants, et qu’elle peut être sensible. Oui oui.

            Sinon, j’ai retrouvé mon petit réalisme zolien. Mais en plus accessible on va dire. Je me suis retrouvée plongée à la fin du XIXème siècle et ça m’a énormément plu ! J’ai notamment une scène de la ville envahie par les soldats prusses qui était délicieuse à lire, avec cette description, et ces jolies figures de style ! Dans ce roman, on a donc une bonne dose d’histoire, ce qui m’a vraiment passionnée ! Et, encore une fois, ça passe tout seul ! On comprend donc mieux le contexte, et on se rends compte de la difficulté de vie à cette époque, notamment à cause de la guerre. J’ai donc appris beaucoup de choses, en effet, l’auteur va dans tous les domaines. Que ce soit la vie rurale ou urbaine, l’éducation très sévère à l’époque, le regard des autres quand on est une femme seule avec des enfants, les ragots, les idées affolantes des profs, la violence entre les enfants qui se perpétuent malheureusement, la question du bonheur à l’époque, la place de la femme dans la société… On en a donc pour tous les goûts et au-delà de la biographie de Rimbaud, c’est une véritable mine d’or pour la vie à cette époque, même si ce n’est pas encore très bien approfondi. C’est ce que j’adore chez Cohen-Scali, cette capacité à emmagasiner le plus de choses en le rendant passionnant ! Comme dans Max, un roman que j’avais plus qu’adoré ! Encore une fois, j’ai adoré la plume de l’auteur, qui a une saveur bien particulière, qui est très riche et pourtant très fluide. C’est un livre addictif, rempli d’action, qui nous fait réfléchir sur beaucoup de choses. On est bien loin des biographies chiantes et redondantes ! De plus, on a de nombreuses références à ses poèmes dont Roman, mon préféré de ce poète.

Pour conclure, ce roman est un coup de cœur. Je ne suis absolument pas déçue par l’auteur que j’adule et qui a eu me tenir en haleine tout au long de ma lecture. C’est un roman très complet, très touchant et très réaliste. J’ai su m’identifier avec profondeur à Arthur, le poète écorché vif. J’ai apprécié aussi les questionnements que peuvent susciter une telle société. Un roman simple en somme, mais que l’auteur a su sublimer pour en faire un énième chef d’œuvre.

Ma note: 20/20




mercredi 25 novembre 2015

Les avis de Marich { 125 } Thérèse Raquin d'Emilie Zola


Titre : Thérèse Raquin
Auteur : Emile Zola
Edition : Folio classique
Nombre de pages : 352
Genre : Classique
Prix : 3 € 
Quatrième: Thérèse Raquin est la fille d'une Algérienne et d'un capitaine français, Degans, posté en Algérie. Thérèse a deux ans ; son père la confie à sa soeur, Madame Raquin, qui habite en métropole. Elle a un fils, Camille, de santé fragile. Thérèse partage l'enfance et l'adolescence de Camille. Lorsque Thérèse a 18 ans, Madame Raquin marie les deux cousins. Camille souhaite aller vivre à Paris et travailler dans une grande administration. Madame Raquin trouve une boutique et un appartement au passage du Pont Neuf. Les femmes y ouvrent une mercerie tandis que Camille trouve un emploi dans l'administration du chemin de fer d'Orléans. Pour Thérèse commencent trois années de vie monotone, ponctuées tous les jeudis soir par la visite des mêmes invités : le vieux Michaud, commissaire de police retraité et ami de Madame Raquin, son fils Olivier, également dans la police, sa femme Suzanne et Grivet, collègue de Camille : Ils prennent le thé en jouant aux dominos. Thérèse déteste ces soirées.

Les classiques font toujours reculer les gens. Il y a des exceptions,bien entendu, mais, pour beaucoup de personnes, les livres classiques sont totalement ennuyeux, trop longs et ne sont destinés qu'aux cours de français. Eh bien, je vous l'avoue, avant Thérèse Raquin, je pensais comme eux. Je fuyais les classiques comme la peste, je détestais les livres étudiés en français. Et puis j'ai découvert Zola.

Je ne remercierais jamais assez ma chère prof de français de m'avoir fait découvrir ce chef d'oeuvre. Je pense qu'après cette introduction, vous vous doutez de ce que je pense de ce livre. Ce livre est tout simplement une révélation, une grosse claque et la fameuse pensée 
" Comment ai-je pu rater ça? "
Dans ce livre, on va retrouver une histoire sordide sur le fond d'un Paris miteux et des personnages détestables. Ce livre a tout pour plaire, vous ne trouvez-pas? (Ironie). Plus sérieusement, ce premier roman  de Zola est très différent de ce que je lis d'habitude. Ici, rien à voir avec des prouesses merveilleuses, un monde fantastique ou du bonheur tout simplement. L'auteur nous retranscris l'histoire d'une famille banale au destin tragique et le roman est d'un réalisme à couper le souffle! Nous suivons les Raquin, Thérèse, Camille et Mme Raquin. Thérèse, la cousine de Camille, a été adoptée par sa tante Mme Raquin quand elle était très jeune. Camille, le fils de Mme Raquin est faible, maladif et bête en plus de ça. Quant à Thérèse, cette jeune femme énergique a la force d'un homme et a une santé de fer. Les deux cousins grandissent ensemble. Camille sans cesse couvé par sa mère et Thérèse sans cesse réprimée à cause de son débordement d'énergie. Une fois adultes, Camille, toujours aussi faible et Thérèse, devenue silencieuse, sont mariés par Mme Raquin. Va s'en suivre une lente descente aux enfers où Thérèse est extrêmement malheureuse dans cette vie monotone et rêve d'avoir un homme, un vrai. Jusqu'au jour où Laurent intervient dans l'histoire et que tout bascule.J'ai l'impression de parler tellement mal de ce livre! Je n'ai même pas les mots pour expliquer cette histoire géniale.

 Quand on a affaire à un roman naturaliste, les personnages sont des personnes banales, il n'y a pas d’événements extraordinaires et jamais de fin heureuse. Le récit est sombre, l'histoire est de plus en plus glauque et les personnages de plus en plus détestables. Pourtant, ce livre est un coup de cœur. Dans ce roman, il faut penser différemment. Il ne faut pas chercher à s'attacher aux personnages, ni à s'attendre à une belle histoire. Il faut s'intégrer à l'essence même du récit, se mettre dans l'ambiance et regarder le malheur des protagonistes. C'est assez difficile à expliquer, mais dans ce roman, il ne faut pas juger les personnages, ni même l'histoire, mais comment on est emporté par le récit, la façon dont l'histoire est racontée. Cette histoire est un pure chef d'oeuvre car Zola a une plume incroyable, la plus belle plume qui m'eut été donnée de lire à ce jour. On déteste les personnages, mais on reste passif, on déteste l'histoire mais elle nous fait frissoner et elle nous passionne. Zola fait naître en nous des sentiments contradictoires mais arrive tout de même à nous faire aimer son oeuvre. On sens l'incroyable recherche, on sens tout ce travail, on parvient à imaginer l'auteur écrire son oeuvre, comme un scientifique tant c'est précis. L'auteur ne fait aucune morale, ne donne nulle part son avis, il veut juste nous raconter une histoire, nous montrer comment pouvait être la vie à l'époque. Plus on avance dans le récit, plus il est glauque et plus on se rends compte du génie de cet auteur extraordinaire. La fin du roman est un coup de théâtre Bien entendu, tout le monde est différent et il se peut que vous réagissiez autrement en lisant le roman. Mais je vous livre mon ressenti et je vous implore de lire ce roman génial. Il n'est pas très long et est parfait pour commencer à lire du Zola.

Pour conclure, ce livre est un incroyable coup de coeur. Je n'ai jamais lu un livre aussi noir, aussi sordide, aussi glauque, aussi intense, aussi bouleversant. Une plume extraordinaire, un récit tragique et atroce mais tellement bien mené. Zola m'a ouvert le ventre, m'a retournée et a fait des nœuds avec mes tripes. Ce livre est une grosse claque, une véritable révélation.

Ma note: 20/20


samedi 12 septembre 2015

Les avis de Marich { 119 } Fedeylins, tome 1 de Nadia Coste


Série : Fedeylins
Tome : 1
Auteur : Nadia Coste
Edition : Gründ Roman
Nombre de pages : 417
Genre : Fantasy
Prix : /
Quatrième:Comme tous les fedeylins, petits êtres ailés vivant au bord d'une mare qui constitue leur monde, Cahyl éclot sur un nénuphar. Comme tous les fedeylins, il doit braver la noyade et de dangereux poissons avant d'atteindre le rivage. Comme tous les survivants de cette première épreuve, Cahyl se présente devant les Pères Fondateurs, avide de connaître la caste choisie pour lui et l'avenir tout tracé qui l'attend.
Mais Cahyl est différent : il lui manque la marque qui le lierait à son destin. Son existence même fait trembler les bases de sa société et cela, tout le monde n'est pas prêt à l'accepter.

Points +
L'univers merveilleux, une pépite
Les personnes super attachants
Les scènes touchantes et poignantes
La mythologie


Points -
Les quelques longueurs

Fedeylins était mon premier Nadia Coste. Il ne me faisait pas trop envie à la base, vu que la couverture était un peu bizarre. C’est de la fantasy pure et dure, donc, encore beaucoup d’appréhensions. Mais j’ai eu le déclic quand les jumelles ont parlé de castes, et là, direct je l’ai pris. Je m’excuse pour la longueur de la chronique, mais j’écris celle-ci après deux semaines de lectures sans aucunes notes !

Je vais mener cette chronique en deux temps : l’univers et l’histoire. Parlons donc de l’univers. Il est vraiment très complexe et super bien travaillé. Je n’ai trouvé aucun point noir dessus et il y a énormément de profondeur. On sent que ce n’est un univers creux. Donc, je vais un peu vous présenter cet univers sans vous en dire trop, pour que vous gardiez le bonheur de le découvrir. La société est divisée en 5 castes. A la naissance, chaque fedeylins a une marque qui permet de savoir dans quelle caste il sera toute sa vie. Le problème dans ce monde de bisounours ? Cahyl naît sans marque, sans identité, sans caste et sans aucun avenir. Bon, ça fait beaucoup, mais c’est la stricte réalité de ce roman. L’univers m’a fascinée. Voir une nouvelle société, mélange d’animal et d’humanité m’a fait voyager, m’a fait découvrir des valeurs de la ville dont je ne soupçonnais même pas l’existence ! Les fedeylins sont des humains avec des ailes, rien de plus. Et, de découvrir cette nouvelle version de l’être humain m’a tellement passionnée, je ne trouve même pas les mots pour dire à quel point j’adore plus que tout cet univers. Il détrône, je pense Harry Potter, qui est resté premier depuis des années. Il m’a tellement fait rêver, tellement fait réfléchir à notre société d’aujourd’hui !  Dans cet univers, le destin a une place énorme. Il est vraiment capital et ça m’a vraiment choquée par moment. Avec le recul, on comprend que ça en devient absurde, mais en même temps, il y a tellement d’humanité là-dedans. L’être humain se réfugie derrière une croyance pour mieux accepter la vie si cruelle parfois. Eh bien j’ai adoré ce destin, même si il me semblait absurde, la passion d’une nouvelle culture détrône tout !

Donc, comme vous l’avez compris, l’univers est un coup de foudre. Maintenant, parlons plutôt de l’histoire et des personnages. Ce roman se passe sur plusieurs années, ce qui lui donne un certain rythme. Malgré cela, j’ai trouvé qu’il ne se passait pas beaucoup de choses de palpitant. Ce n’est pas un livre qui va vous déchirer les entrailles ou vous torturer, c’est plutôt le genre de bouquin calme, complexe cependant, où le quotidien est raconté. On suit donc le quotidien de Cahyl, qui ne sera pas vraiment comme les autres. Je suis assez mitigée sur ce point-là, d’un côté j’aime beaucoup le rythme mais d’un autre côté, il y a vraiment des passages inutiles qui font ramer l’histoire. J’ai terminé ce livre il y a deux semaines et je ne sais toujours pas ce que j’en pense réellement. Néanmoins, il y a une petite intrigue, insérée avec brio, qui deviendra petit à petit le cœur de l’histoire. J’ai été avant tout fascinée par l’univers, puis j’ai trouvé que le quotidien était un peu chiant et j’ai enfin compris ce qui allait se produire, et j’ai adoré ça. Je me suis rendu compte à quel point l’auteur nous mène en bateau et qu’on se fait souvent avoir ! Pour finir, les personnages. Cahyl est quelqu’un de très attachant, très complexe. On apprend à le connaître, à l’aimer et à le comprendre. Toute cette situation est très difficile pour lui et ça se ressent. Nous avons sa mère que j’ai adorée. Pour moi, c’est la mère parfaite. Il y a également tout un tas de personnages qui pimentent le récit. En y repensant, il y a tellement de scènes touchantes, tellement de scènes intenses, tellement de scènes poignantes, que ce roman est un gros coup de cœur. Je m’en rends compte seulement maintenant voyez-vous. L’auteur termine son roman avec brio et met en place tellement de chose pour le tome 2 que j’ai envie de le piquer chez les jumelles et le lire tout mon soûl. 


Pour conclure, ce livre est un énorme coup de cœur. Je ne le savais pas encore en commençant cette chronique, mais à présent qu’elle est terminée, j’en suis certaine. J’ai passé un incroyable moment de lecture ! La mythologie et l’univers sont tellement poignants, tellement passionnants ! L’auteure insère avec brio tout un tas de scènes tristes, réconfortantes ou remplies d’action. Les personnages sont super attachants. Mais vous attendez quoi ? Foncez !
Ma note: 20/20
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samedi 29 août 2015

Les avis de Marich { 117 } Outlander, tome 1 de Dania Gabaldon


Série : Outlander
Tome : 1 | Le chardon et le tartan
Auteur : Dania Gabaldon
Edition : J'ai lu
Nombre de pages : 853
Genre : Historique / Romance
Prix : 16€
Quatrième: Au cours d'une promenade sur la lande, elle est attirée par des cérémonies étranges qui se déroulent près d'un menhir. Elle s'en approche et c'est alors que l'incroyable survient : la jeune femme est précipitée deux cents ans en arrière, dans un monde en plein bouleversement ! 1743. L'Ecosse traverse une période troublée. Les Highlanders fomentent un nouveau soulèvement contre l'occupant anglais et préparent la venue de Bonnie Prince Charlie, le prétendant au trône. Plongée dans un monde de violences et d'intrigues politiques qui la dépassent, Claire ne devra compter que sur elle-même pour surmonter les multiples épreuves qui jalonnent ce formidable voyage dans le temps. Elle connaîtra l'aventure et les périls, l'amour et la passion. Jusqu'au moment crucial où il lui faudra choisir entre ce monde palpitant qu'elle aura découvert et le bonheur qu'elle a connu et qui, désormais, lui paraît si lointain...


Point +
La romance intense
La richesse du texte
L'histoire haletante, poignante et inattendue


Point -
Le début très long

Outlander me faisait déjà envie depuis quelques mois. Grâce à Lili et Emilie qui n’ont fait que dire et redire que cette saga était géniale, qu’on devait tous la lire de toute urgence ect. C’est une saga qui date des années 90 mais je n’en ai entendu parlé qu’à cause des rééditions de J’ai Lu. Bref, j’ai dévoré ce premier tome et j’ai tellement hâte de lire le tome 2 ! Je vous laisse avec la suite de ma chronique !

J’ai envie de faire cette chronique différemment que d’habitude. J’ai plus envie de l’écrire sou forme de « suivi lecture ». Bref, j’espère que cette forme vous plaira. Le roman débute donc sur Claire et son mari, en 1945. Claire est une jeune infirmière qui a passé la guerre dans des hopitaux et son mari est prof d’histoire. Ils ne se sont pas vu depuis près de 5 ans et ils ont donc organisé une seconde lune de miel pour se retrouver. Je ne vous le cache pas, le début est très long et m’a ennuyée. On avait des pages et des pages de descriptions sur des scènes qui ne m’intéressaient pas. Je compris seulement après que c’est une question d’habitude. En effet, je trouvais le roman trop fourni, avec trop de détail et pas assez d’actions. Je me suis ensuite demandée ce que trouvaient les autres lecteurs à ce livre ennuyeux. Eh bien, je me enfoncé le doigt dans l’œil jusqu’au coup !  On apprend à connaître Claire et son mari, petit à petit. L’auteur nous dévoile un minuscule morceau du caractère de notre chère Claire. J’avais plus l’impression que l’auteur faisait exprès de ne pas avancer l’histoire pour nous surprendre et nous infliger une attaque. D’ailleurs, je me sens ridicule, car, il y a 50 pages de longueurs, ce qui n’est rien à côté des 850 pages de cette brique. L’auteure est très subtile et elle attend un peu avant de nous captiver et de nous faire tomber dans son piège. Bref, au cours de l’énième balade ennuyante de Claire, il se passe quelque chose qui va attirer notre attention et c’est ainsi que tout s’accélère.

Il est impossible de s’ennuyer à partir de ce moment-là. Claire va donc revenir 200 ans en arrière. Elle est vraiment mal tombée, vu que c’est la guerre entre les Ecossais et les Anglais. Personnellement, je ne connais rien du tout sur l’histoire du Royaume-Unis et j’ai été très heureuse d’en apprendre un petit peu plus. En effet, on apprend beaucoup de choses sur les clans écossais, les principales batailles. Mais ce n’est pas du tout encyclopédique, pour mon plus grand bien. Le calvaire de Claire va commencer. Elle va se retrouver dans une époque qu’elle ne connaît pas, c’est assez déstabilisant, vous ne trouvez pas ? J’ai appris à connaître Claire et je l’ai adorée. Claire a une très grande bonté. Son ancien job d’infirmière va beaucoup l’aider en 1743 et ça m’a passionnée. Il y a plus que des moments historiques, il y a la médecine. Ces instants m’ont tout simplement fasciné ! Je n’aurais pas la prétention de dire que je m’y connais en médecine, mais j’ai été choquée par la débrouille de ces hommes pour certaines blessures. Claire va donc rencontrer Jamie, un jeune soldat Highlandais (je crois que ça se dit comme ça). Il y a eu des hauts et des bas, mais Jamie est mon nouveau boyfriend. Je plaisante bien sûr, mais j’ai eu un tel coup de cœur pour lui que ça va être difficile de le détrôner. Encore une fois, on voit que les personnages ont énormément de profondeur et qu’ils sont très réalistes. J’ai retrouvé les nuances de gris chez Jamie. Il n’est ni blanc, ni noir. Combien de fois où des auteurs nous ont mis des personnages toujours gentils, qui ne commettent aucune erreur ? Eh bien là, vous ne serez pas déçu. De plus, il y a toujours une note d’humour, une petite lueur dans la nuit sombre.

J’ai donc continué ma lecture, subjuguée par la fluidité apparue d’un seul coup. Concrètement, c’est un roman qui se lit très vite, même si il est très bien fourni et que c’est écrit petit. Je me suis habituée au style de l’auteur et je l’adore. Au fur et à mesure, les personnages évoluent, s’adaptent à chaque situation. J’aime voir cette évolution car ça prouve qu’il y a de la profondeur. L’histoire est palpitante et encore, le mot est faible. C’est une histoire banale du premier abord, mais qui est une pépite, un véritable déchaînement des émotions, une histoire qui est unique. Il se passe toujours quelque chose. L’auteur sait quand il faut faire trainer les choses et quand il faut qu’elles soient brèves. La romance est magnifique, bien présente. Le roman pose dessus, sans cette histoire d’amour, il n’y a pas de roman, tout simplement. Elle sera mouvementée, elle sera totalement incroyable. Il y a de multiples péripéties qui m’arracheront souvent des larmes ou l’ébauche d’un sourire. L’auteur joue avec nos émotions, elle est perfide, que voulez-vous ! J’ai adoré ce côté aventure, romance et voyage dans le temps qui est, pour moi, le combo gagnant. L’histoire est terriblement poignante, impossible à prévoir tant il y a des retournements de situations. Si vous voulez deviner quelque chose, accrochez-vous bien, car il y a environ 0 chances pour que cela se réalise. Durant 2 jours intenses, je me suis accrochée à l’histoire, avalant phrase par phrase, page par page jusqu’à en arriver à bout. C’est le genre de roman qui vous laisse à 2 heures du matin dans un état pitoyable ou encore qui va vous faire faire la danse de la joie. Je suis terrassée par ce roman, détruite, mais en même temps terriblement heureuse. J’ai refermé le livre la mort dans l’âme tout en explosant de joie face à cette fin.  Je n’ai qu’une seule envie : dévorer toute la saga en un seul coup !

Pour conclure, ce livre est un incroyable coup de cœur ! Ce roman est une véritable torture : vous allez pleurer, vous aller rire, vous allez péter des câbles et surtout vous allez adorer cette histoire. Tout dans ce livre m’a fascinée, m’a bouleversée. Des situations inextricables à l’intense romance, nous sommes servis ! Un roman historique qui vous touchera au plus profond de vous-même et un personnage masculin particulièrement attirant, que demande le peuple !

Ma note: 20/20


jeudi 27 août 2015

Les avis de Marich { 116 } Charley Davidson, tome 3 de Darynda Jones


Série : Charley Davidson
Tome : 3 | Troisième tombe tout droit
Auteur : Darynda Jones
Edition : Milady
Nombre de pages : 413
GenreBit-lit
Quatrième: SPOILER TOME 1 ET 2
Détective privé paranormal. Sinistre faucheuse extraordinaire. Peu importe. Charley Davidson est de retour ! Et elle boit de grandes quantités de café pour rester éveillée, parce que chaque fois elle ferme les yeux, elle le voit : Reyes Farrow, le mi-humain, mi-mannequin fils de Satan. D’accord, elle a fait emprisonner Reyes pour toute l'éternité. Mais comment est-elle censée résoudre un cas de personnes disparues, traiter avec un médecin à l’ego sur-dimensionné, calmer son père grincheux, et attraper un gang de motards déterminé à assassiner, quand le fils du diable ne veut tout simplement pas renoncer à son plan de séduction... et de vengeance?

Point +
L'intrigue passionnante
La relation entre les personnages
La fin totalement incroyable

Point -
L'absence de personnages phares

J’avais beaucoup de réticences en commençant ce tome 3. Comme vous le savez, le tome 2 m’avait beaucoup déçue et je n’avais pas vraiment retenu ce qu’il s’était passé alors que le tome 1 était un coup de cœur. Passons. A ma grande surprise, j’ai seulement mis 2 jours pour lire ce tome et il m’a passionné ! Bref, je vous laisse avec ma chronique !

Je vais commencer par l’intrigue en elle-même. Depuis que Charley a entravé Reyes, ces nuits sont envahis pour celui-ci. Elle en ressort totalement épuisée et dormir la fatigue plus qu’autre chose. Voici donc notre Charley, avec sa vie qui tient à une tasse de café, qui n’a pas dormis depuis près de 10 jours. A chaque instant, elle peut s’endormir et avoir un acte sulfureux avec notre cher fils de Satan. C’était sans compter l’apparition d’un mystérieux docteur qui clame à tous les coins que sa femme a disparue. Bref, c’est une intrigue passionnante et elle me donne l’eau à la bouche alors que je l’ai déjà lu (allez comprendre). Bref, on retrouve donc notre chère Charley. Même si elle tombe de sommeil (elle m’étonnera toujours), elle n’en reste pas moins super attachante, même si, à ce stade, on ne peut pas parler d’attachement, mais plutôt d’amour pur (oui je vais loin, mais c’est que je ressens, bien que je ne sois pas gay). Elle a garde toujours son humour totalement hilarant et j’ai même l’impression qu’il est plus présent que d’habitude. Je me suis tellement attachée à Charley qu’il m’est impossible de ne pas penser à elle en une semaine. C’est aujourd’hui une de mes sagas préférées, et Charley y est pour quelque chose, croyez-moi ! Bref, elle est encore une fois exceptionnelle et je vous assure que vous ne serez pas déçue ! On retrouve également Cookie, toujours aussi présente et attachante. Elle a également beaucoup d’humour, à moi qu’elle soit toujours dans des situations périlleuses et à mourir de rire. Bref, j’ai été heureuse de la retrouver.

Pour continuer, on ne voit pas souvent Reyes, mais, ce coup si, ça ne m’a pas vraiment dérangée.  Dans le second tome, j’étais presque atterrée par le manque de ce beau gosse terriblement sexy de la mort qui tue. C’était tout simplement inconcevable. Et pourtant, là, ça ne m’a pas dérangée. Je suis contradictoire, ou tout simplement folle à lier, mais il ne m’a pas manqué tellement que ça. J’ai l’impression qu’il passe de plus en plus au second plan et, d’un côté, ça me dérange. Dans le tome 1, il était omniprésent. Dans le tome 2, il ne faisait plus tellement d’apparition et dans ce tome, même chose. Damned ! Bref, j’espère que de ce côté-là, le tome 4 sera mieux que celui-ci. Mais, j’aime de plus en plus Garett. Je l’ai vu nettement évoluer. On est passé à l’ennemi juré de Charley à son meilleur ami, avec Cookie, bien évidemment. Il est toujours autant présent et c’est un régal de le croiser dans la plupart des scènes. On sent que Charley est très attaché à lui et Garett l’est également. C’est une belle amitié et, comme quoi, les miracles existent. Après, pour ce qui est du père de Charley, on doit le croiser 3 fois à tout casser, Obie également. J’espère qu’il seront plus présent dans le tome 4, car j’aimais beaucoup ce duo. Après, un truc totalement inconcevable, c’est la relation qu’entretient Charley avec sa sœur. Après la fin du tome 2, tout a changée entre elle et ça fait plaisir à voir. Cette relation est juste super et j’espère qu’elle va continuer à s’étoffer au fil des tomes. Toutes les relations entre les personnages sont très abouties, très réalistes et ont beaucoup de profondeur. C’est ce qui fait la majeure partie de l’histoire.

Je vais maintenant parler de l’intrigue et de l’histoire. Tout dans ce livre est bouleversant. Il y a toujours quelque chose qui me choque et me retourne constamment l’estomac. C’est le tome du changement, où tout bascule et où tout change. Du coup, le roman est addictif. Il y a beaucoup de cliffenger dans ce livre et l’auteur sait parfaitement doser : pas trop pour faire ensuite une overdose et assez pour que l’histoire nous tienne en haleine. Et j’ai adoré ça. J’ai retrouvé ce que j’avais perdu dans le tome 2 : la profondeur du tome 1. Charley va faire des rencontres improbable, se battre contre le monde entier, résoudre une enquête impossible tout en apprenant un peu plus sur Reyes. Bref, ce sera donc extrêmement palpitant et j’ai adoré ce sentiment de retournement de l’estomac. Malgré tous, j’ai beaucoup rigolé. Il y a toujours des scènes futiles incroyablement drôles entre les scènes horribles et totalement terrifiantes. C’est ça qui fait que le lecteur est définitivement accro. Bref, l’intrigue est passionnante, tout est passionnant. L’auteur a eu le temps de nous piétiner au moins vingt fois, de nous arracher le cœur et le remettre et de nous couper les tripes. La fin est le coup de théâtre. LE truc pour nous achever. C’est une fin qui début à plus de 50 pages de la dernière page. Elle est terriblement passionnante, extrêmement émouvante et mon pauvre petit cœur a failli s’arrêter bien des fois. C’est un excellent tome, qui nous montre que la série ne s’essouffle pas.

Pour conclure, ce livre est un coup de cœur. L’intrigue m’a passionnée ainsi que l’histoire personnelle. Les personnages sont encore une fois exceptionnels. Il y aura des rencontres improbables, des scènes à vous faire des convulsions et des situations qui vont briseront le cœur. Une saga à lire absolument ! Seul bémol, l’absence d’Obie et du père de Charley

Ma note: 20/20



mardi 25 août 2015

Les avis de Marich { 115 } Quelqu'un qu'on aime de Séverine Vidal


Titre : Quelqu'un qu'on aime
Auteur : Séverine Vidal
Edition : Sarbacane
Nombre de pages : 288
Prix : 15,50 €
Date de sortie 26 août 2015
Genre Jeunesse / Aventure
Quatrième: Matt et son grand-père Gary partent à la poursuite des souvenirs sur les routes de l'Ouest américain.

Embarquez dans un road trip pour partager les destins d'une véritable "famille de route".
Des histoires atypiques, des personnages terriblement attachants, des générations qui se croisent...

... pour un roman bouleversant.

Point +
Le road-trip
Mon perso préféré, Old Gary
L'intrigue très réaliste
Comment le sujet de l'Alzheimer est traité

Point -
/

  Je tiens d’abord à remercier les éditions Sarbacane pour cet envoi. C’est un livre qui me faisait vraiment envie, et la couverture m’inspirait. Elle est très poétique et maintenant je sais à quel point elle va avec l’histoire. Ma lecture a été sans accroche, tout simplement et j’ai adoré cette histoire. Je vous laisse avec ma chronique !

  Cette histoire est tout simplement merveilleuse. Je voudrais vraiment parler de la couverture qui est vraiment, mais vraiment sublime. Elle comble mon âme poète et rêveuse qui n’a pas arrêté d’avoir des étoiles dans les yeux durant tout le roman. C’est une de mes couvertures préférées, je pense. La couverture est la représentation de l’histoire. Le but, les rencontres, et tout ce qui va avec. Donc, je tire mon chapeau face à ce magnifique travail ! Je ne vais pas disséquer le titre, car j’ai envie que vous le découvriez vous-même, vu que j’ai adoré découvrir la signification en terminant ce petit bijou. Ce roman est un road-trip. Noooon, sans blaaaague. J’ai lu peu de road-trip, mais je dois avouer que j’aime beaucoup de genre, surtout si l’auteur le mène bien. Ce road-trip va regrouper plusieurs personnes, qui ne se connaissent même pas, mais qui vont vivre une aventure merveilleuse qui les marqueront à jamais. Nous suivons chaque personnage dans un point de vue, à tour de rôle. Avant, je détestais les points de vue (stupidité complète). Mais maintenant, c’est ce que j’adore le plus dans les histoires. Je vous laisse donc imaginer ma joie en découvrant les différents points de vue qui étaient très bien menés. Bref, à la base, nous suivons Matt et son grand-père, appelé Old Gary. Gary a une saloperie de maladie, elle s’appelle Alzheimer. En 58, Old Gary a fait toute la tournée de Pat Boone à travers tous les Etats-Unis. Matt veut faire revivre cette tournée à son grand-père pour lui faire remonter quelques souvenirs. Sauf qu’en partant, ils ne sont pas 2, ils sont 5.

  Matt est un personnage haut en couleur. On n’en apprend plus sur lui au fil des pages. Ce n’est pas mon personnage préféré, et j’ai eu beaucoup de mal à le cerner. Je ne sais toujours pas quel est son caractère et son tempérament. Matt est donc un personnage assez mystérieux, que j’ai beaucoup apprécié. Il est énigmatique et je trouve son personnage très travaillé. Pour accompagner Matt, il y a sa fille, Amber, 18 mois. Il se trouve qu’il vient seulement de faire sa connaissance, puisque que sa mère lui a caché cette grossesse. Il a donc l’opportunité de l’emmener avec lui dans ce road-trip. Amber est un personnage secondaire et je ne me suis pas vraiment attachée à elle, même si je l’ai apprécié. C’est un bébé, et ça égaie bien l’histoire, mais sans plus. Ce qui drôle, c’est qu’on voit Matt dans son rôle de père et il y a quelques scènes hilarantes, vers la fin surtout, qui m’ont fait mourir de rire. Mon personnage préféré est Old Gary, sans aucun doute. A 77 ans et toutes ses dents, il a un humour incroyable et il m’a fait penser à mon grand-père, décédé en 2012. Ils ont un peu près le même tempérament, même si Gary est un peu plus «  énergique ». Gary est pour moi le personnage le plus abouti. C’est le personnage le plus important selon moi, qui m’a bouleversée. Nous avons ensuite Luke, adolescent de 16 ans, pratiquant une modeste fugue. Son côté aventurier m’a plu. C’est un adolescent qui cache un gros secret et en souffre constamment. Il m’a fait rire à certain moment et j’ai souvent compatis. Pour finir, nous avons notre très chère Antonia, que j’ai adoré. Elle ne surpasse pas Gary, mais elle ajoute une touche féminine à ce troupeau de gars et elle est très affectueuse.

  Tous ces personnages sont humains, réalistes. L’auteur ne nous cache aucun défaut et aucune qualité. Ils ont chacun une histoire, un passé, plus ou moins douloureux qui m’ont bouleversé au plus haut point. Dans ce roman très réaliste, on découvre tous les problèmes de la vie de tous les jours, comme découvrir qu’on est père par exemple, ou encore la condition de la femme. Mais le plus poignant est pour moi l’Alzheimer d’Old Gary. C’est mon personnage préféré, ok. Mais sa maladie est tellement bien amenée dans l’histoire, tellement bien retransmise. Vu que c’est un roman jeunesse, c’est choquant, mais pas à l’extrême. Toute personne ayant eu un proche qui a Alzheimer peut s’y identifier et c’est magnifique d’en parler dans ce livre. C’est un sujet traité avec délicatesse et magnifiquement bien transcris dans le contexte. Rien que pour ça, c’est un coup de cœur. Il y a tellement de profondeur dans ce roman ! J’ai trouvé que tout était super bien travaillé. L’intrigue est moins ficelée et l’histoire parait très réaliste. Si je devrais énoncer un seul mot pour qualifier ce livre, ce serai réalisme. Le road-trip est mené avec tellement de justesse que je suis certaine qu’un jour, une histoire similaire subviendra. C’est un roman tellement bouleversant et tellement agréable à lire ! C’est un roman pour se détendre et pourtant, il y a un sujet difficile à traiter. La plume de l’auteur est somptueuse. Je n’ai trouvé aucun défaut dans son récit et il est mené à la perfection. Un roman touchant, poignant avec une fin qui vous brisera le cœur

Pour conclure, ce livre est un coup cœur. Un road-trip palpitant, incroyablement réaliste et passionnant. La maladie de l’Alzheimer est traité à la perfection, ce qui rends le roman très bouleversant. Les personnages sont très aboutis, ainsi que toute l’histoire. Old Gary restera dans mon cœur, soyez-en sûr. Un livre à lire de toute urgence !

Ma note : 20/20


samedi 22 août 2015

Les avis de Marich { 114 } Il était 2 fois dans l'ouest de Séverine Vidal


Titre : Il était 2 fois dans l'ouest
Auteur : Séverine Vidal
Edition : Sarbacane, collection Pepix
Nombre de pages : 192
Prix : 10,90 €
Date de sortie : 26 août 2015
Genre Jeunesse/ Aventure
Quatrième: Cet été, quand Luna arrive avec sa mère à Monument Valley, en territoire indien, elle ne sait pas qu'elle vient de mettre les deux pieds dans l'aventure ! Ça commence par sa rencontre avec Josh, un garçon navajo, et ça continue avec de la magie, des croyances indiennes, des animaux sauvages et un vieux cow-boy fou surnommé Sloppy Joe... Bref, Luna et Josh vont tester les mille et une façons de frémir en Arizona.


Points + 
Une bonne romance
La culture indienne
L'univers du cinéma
L'intrigue

Points - 
/

Je remercie premièrement les éditions Sarbacane pour cet envoi. L’auteur Séverine Vidal sort deux livres pour cette rentrée, Il était deux fois dans l’Ouest et quelqu’un qu’on aime (chronique disponible mardi). J’ai donc voulu découvrir ces histoires et également l’auteur. Je n’ai jamais lu d’histoire se passant dans le far-west, vu que je n’aime pas vraiment ça. Mais ce livre m’a réconcilié avec ce genre ! Je vous laisse avec ma chronique !

Cette histoire est assez particulière. J’ai l’impression qu’elle ne suit pas les standards de la jeunesse et j’ai eu l’impression de lire un thriller (bien moins effrayant bien sûr). Bref, l’histoire est vraiment très originale et j’étais agréablement surprise (bien que ce terme soit un euphémisme). On va donc suivre Luna et sa mère, maquilleuse professionnelle en pleines vacances d’été. Viviane a une opportunité en or et se voit offrir un tournage en Arizona. Elle part donc avec Luna et elles vont découvrir le Far-west, le vrai de vrai. Luna va rencontrer un jeune indien, du nom de Josh. Voilà un peu l’histoire. Il y a premièrement, deux points de vue ! Détestant ça avant, je me suis mise à les adorer de plus en plus ! Ces deux points de vue étaient bien menés et j’ai vraiment adoré !  On va donc suivre Josh et Luna, à tour de rôle. Découvrir leur pensées, leurs gestes étaient juste passionnant ! Parlons un peu des personnages. Luna est une petite fille de onze ans, elle n’a rien d’exceptionnelle et elle est attachante. La suivre a été assez drôle et, au fur et à mesure, je me suis mise à l’aimer. Nous avons également Josh, que j’ai trouvé vraiment très mignon (du point de vue affectif bien entendu). Il voulait jouer les gros durs à certains moments mais son enfance bien présente revient au galop, ce qui ne m’a pas empêché d’éclater de rire.

Ce sont les principaux personnages. Il y a bien entendu Viviane, la mère de Luna, qui n’était pas trop présente. Il y a toute la famille de Josh, qu’on ne voit pas souvent non plus. C’est qu’on les aime nos petits jeunes ! Ce qui m’a le plus plu, c’est le choc des cultures. N’allez pas croire que ces petits indiens vivent dans des tipis ! Ils sont des américains normaux, ils parlent juste une langue en plus et ont des traditions très importante pour leur tribu.  Du coup, ça rends le roman très réaliste. Et les enfants savent à présent que les petits indiens d’Amérique vivent comme nous, et non dans des tipis en s’habillant de peau de daim ! Quand je parle du choc des cultures, c’est les traditions et les croyances de nos chers habitants à plumes (promis, ils n’en ont pas sur la tête).  On va apprendre beaucoup de choses sur ces croyances et elles m’ont passionnée ! De toute façon, tout ce qui est autre que notre culture me passionne ! Bref, j’ai appris par exemple, que le coyote est le mal incarné pour les indiens. Il y a plein d’autres anecdotes glissées par l’auteur. En même temps, on visite le désert tout d’orange vêtu, avec les inévitables énormes pierres. La description des paysages m’a beaucoup donné envie de visiter cet incroyable pays un jour. Déjà que mon rêve est de visiter les US, vous pouvez êtes sûr que je m’arrêterai dans ce coin-là de l’Arizona ! J’ajoute également que les illustrations sont adorables et égaient à la perfection ce roman magique !

Parlons un peu plus de l’histoire. En dehors de l’univers, il y a une jolie petite histoire d’amour qui ne manque pas de m’émouvoir. J’ai lu des centaines de romances, toutes aussi sulfureuses les unes que les autres. Si vous cherchez une jolie petite romance, toute mignonne entre deux adorables enfants, ce livre est fait pour vous ! L’auteur manie à la perfection cette romance et une histoire d’amour remplie d’innocence fait vraiment du bien. Une sorte de pause entre deux romances intenses. Il y a des moments magiques et je suis vraiment très fan de ce joli couple. Mais puisque je vous dis qu’ils sont tout mignons ! Bref, en dehors de ça, on découvre l’univers du cinéma.  Evidemment, ce n’est pas très présent, car pour un jeunesse, ça peut être rapidement lassant. Mais les quelques scènes portant sur ce thème m’ont passionnées ! On découvre l’envers du décor, les difficultés de tournage, le point de vue des figurants. Tout y est raconté avec subtilité et les enfants, comme les adultes, peuvent se rendre compte du travail considérable que demande un film à gros budget. Mais tout n’est pas rose et cucul Ce livre m’a fait frissonné de peur, m’a fait stressé et j’ai même eu les larmes aux yeux. Je ne vous dis rien pour ne pas vous spoiler mais si vous vous attendez à un roman léger, tout en douceur, vous vous trompez. L’auteur a bien pensé à l’action et au suspense, de quoi ravir nos fanatiques d’épouvante. Pour finir, la plume de l’auteur est magique. Une révélation s’est faite à moi et je vous assure que cette auteure a un don !

Pour conclure, ce livre est un coup de cœur ! L’auteure arrive à regrouper tous les éléments qu’il faut pour un bon roman. Que ce soit l’amour, le suspense, la peur ou la découverte d’un univers différent. Et elle fait en sorte que ce soit adapté aux enfants, ce qui est pour moi un coup de maître. Il y a tout pour plaire dans ce roman et je le conseille à tous, que ce soit pour les petits ou les moins petits !

Ma note: 20/20


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