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vendredi 12 décembre 2014

Le vendredi, on écrit { 22 } [ Révélée • Chapitre 6 • Partie 4 ]


Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.

Aujourd'hui, je vais vous présenter la quatrième partie du chapitre 6 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 6

Partie 4




En sortant, je pris garde de ne pas adresser la parole à Eliz, qui, d'une façon ou d'une autre, m'avait trahie... Je traversai d'un pas rapide les ribambelles de couloir qui menaient à ma chambre. J'avais besoin de réfléchir.
Une fois assise sur un fauteuil moelleux, je décidai de libérer mes pensées.
Jake était mort. Mon Appel avait été un pur cauchemar. J'étais une Sybille. La seule de toute la planète. Ma sœur était partie parce qu'elle était soi-disant amoureuse. Mon père me détestait ( Ce n'était pas vraiment une nouveauté). J'allais devoir devoir partir à Marseille dans un pensionnat pour les ados comme moi.
Ma vie était tout simplement parfaite !
Vu que j'allais passer la journée à fouiner pour trouver pourquoi – et pour qui – ma sœur avait-t-elle décidée de partir, je décidai de réfléchir à un plan.
J'allais déjà devoir fouiller dans sa chambre et déjouer le réseau informatique qu'est ma tour. Je savais à présent qu'Eliz n'hésitait pas à raconter mes faits et gestes à mon père. Je pensais qu'elle était mon amie...
C'est un robot, espèce de cruche ! Elle n'est pas capable d'aimer !
Je me sentais vraiment très entourée d'un coup...
Il me faudrait croiser les doigts pour que Père n'aie pas trouvé d'indices avant moi. J'étais absolument certaine qu'il avait déjà tout passé au peigne fin.
Un peu d'aventure avant ce départ !
Je me levai, regardai rapidement l'heure.
Neuf heures vingt.
Il va falloir se dépêcher.
J'attrapai mon bracelet d'invisibilité. Je m'étais servie de ce minuscule bandeau de cuir maintes et maintes fois.
Au premier abord, ce bracelet avait l'air d'un vulgaire morceau de cuir. Mais il était doté de poussière d'un cristal très rare, qui rendait la personne qui la portait invisible.
Je sortis rapidement de ma chambre et me dirigeai vers celle d'Elina, désormais vide.


***

vendredi 5 décembre 2014

Le vendredi, on écrit { 21 } [ Révélée • Chapitre 6 • Partie 3 ]


Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.

Aujourd'hui, je vais vous présenter la troisième partie du chapitre 6 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 6

Partie 3

***
Je me réveillai de mauvaise humeur.
Après le départ d'Elina, j'eus du mal à trouver le sommeil. Ce n'était déjà pas chose facile avec tout ce qui m'arrivait. Je décidai de passer cette journée à faire ma petite enquête concernant les problèmes de ma sœur. J'avais besoin de me changer les idées, d'autant plus que je partais dans deux petits jours.
C'est avec cette pensée que je me levais.

Le week-end, les petits-déjeuners se faisaient en famille et non tout seul dans son coin. J'étais habillée avec un short blanc et un débardeur rose. Mes cheveux étaient en bataille mais je m'en fichais royalement. J'avais le droit de ne ressembler à rien après cette maudite journée éprouvante.
La salle à manger était immense. Je vis Père et maman assis sur deux des chaises design que composait l'ensemble table/chaise. Le plafond était incrusté de sculptures recouvertes de feuilles d'or. Des artistes avaient fait des centaines d'heures de travail pour arriver à ce résultat.
Je m'installai à une chaise juste en face de ma mère, qui me fit un sourire triste. Père, quant à lui, m'ignora superbement.
Je me rendis compte que je mourrais de faim.
Je pris machinalement un croissant et m'enfournais un quart de la viennoiserie dans la bouche. Un silence de mort régnait autour de la table.
Je constatai sans surprise qu’Elena était absente.
Bizarrement, personne ne me posait des questions sur Elina.
Je continuai de manger mon croissant tout en contemplant les mets qui occupaient la majeure partie de la table.
Mon père brisa enfin le silence.
– Della, sais-tu où est ta sœur ? Demanda-t-il en contemplant le mur derrière moi.
– Je n'en ai pas la moindre idée.
Il soupira, puis me regarda en face.
– Je sais qu'elle est venue te voir, Eliz me l'a dit.
– Je te dis qu'elle n'est pas venue me voir ! Je m'en rappellerai quand même !
A ma grande surprise, mon père garda le silence. Maman ne bougeait toujours pas. Cette ambiance lugubre commençait vraiment à m'énerver.
Je décidai de me lever, un peu trop brusquement à mon goût, pour quitter cette salle froide.

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vendredi 28 novembre 2014

Le vendredi, on écrit { 20 } [ Révélée • Chapitre 6 • Partie 2 ]


Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.


Aujourd'hui, je vais vous présenter la seconde partie du chapitre 6 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 6

Partie 2

Papa ne m'aimerait pas à cause de mon caractère? Mais cette raison était complètement insensée!
J'avais explosé:
— Toutes ces années d'indifférence, de cruauté! Et tout ça à cause de mon caractère ? Tu te fiches de moi! avais-je aboyé avec force en le regardant droit dans les yeux. J'ai grandi sans l'amour d'un père, accompagnée de ton affreux tempérament. Tu as toujours été perfide et mesquin, ne manquant jamais une occasion de m'humilier et de me punir toujours injustement. Oui, tu te fiches de moi. Tu es un mauvais père, ajoutai-je en appuyant bien sur chacune de mes syllabes.
Il me contemplait sans répondre, l'air vaguement amusé, ce qui renforça mon courroux. Je lançai un regard au coin à maman, qui me fixait , presque choquée, la bouche grande ouverte.
J'avais trouvé la situation très humiliante et je m'étais précipitée dans le hall pour ensuite débouler dans ma chambre.
J'avais ordonné à Eliz de ne faire entrer personne, sous aucun prétexte.
Je m'étais ensuite affalée sur mon lit pour pleurer toutes les larmes de mon corps, regrettant presque d'être venue au monde.

***

A présent, tous les événements de la journée me revenaient en plein face. Ma dispute avec père, mon évanouissement, mon Appel complètement raté. Je n'étais même pas fichue de plaire à mon géniteur.
Je serrai un oreiller de toutes mes forces, lâchant quelques larmes. Une vague de culpabilité me traversa et elle me fit l'effet d'un ouragan.
Tout était de de ma faute.
J'enfouis mon visage dans un coussin, serrant les poings. J'essayais de me dire que ce n'était pas ma faute. Mais je n'arrivais pas à me convaincre moi-même.
– Eliz, quelle heure est-il ? Demandai-je d'une voix brisée.
– Deux heures trente-et-un, Della. Elina demande à vous voir.
Je me relevai d'un coup, surprise que ma peste de sœur veuille me voir – et en pleine nuit.
J'allais répondre quand j'entendis un faible glissement : ma porte s'ouvrait. Elina était donc déjà là.
J'attrapai rapidement ma robe de chambre et me levai pour l'enfiler.
J'eus à peine le temps de me retourner pour lui faire face qu'elle était déjà devant moi.
Elina était petite, plantureuse. Elle était déjà formée à treize ans. Elle avait les mêmes yeux bleus de mon père et les cheveux noirs de ma mère. Ses lèvres pleines formaient un sourire narquois.
– Que veux-tu ? dis-je en croisant les bras.
Je constatai qu'elle était en jean et en tee-shirt.
– Et pourquoi es-tu habillée ?
Elle me lança un regard mystérieux.
– Bon, j'ai des problèmes. Donc je m'en vais pour quelques jours.
J'écarquillai les yeux. Je décidai de rire à cette mauvaise plaisanterie.
– Toi des problèmes ? Raillai-je, Tu es la fille la plus heureuse du monde !
Elle leva les yeux au ciel et m'attrapa par les épaules.
– Tu me couvres, OK ? Les parents ne doivent pas savoir. Je t'ai déjà aidée par le passé, même si tu n'en ai pas consciente.
Surprise, je la contemplai sans dire un mot. Je ne me rappelai pas qu'elle m'aie aidée par le passé. Elle se moquai plutôt de moi quand j'avais des problèmes.
Je soupirai.
– Bon, je te couvre. Mais dis-moi quels sont ces fameux problèmes.
Elle me regarda droit dans les yeux.
– Tu n'es pas la seule à être amoureuse, dit-elle simplement.
Sur-ce, elle me tourna le dos et elle se dirigea vers la sortie, me laissant toute retournée.

Papa ne m'aimerait pas à cause de mon caractère? Mais cette raison était complètement insensée!
J'avais explosé:
— Toutes ces années d'indifférence, de cruauté! Et tout ça à cause de mon caractère ? Tu te fiches de moi! avais-je aboyé avec force en le regardant droit dans les yeux. J'ai grandi sans l'amour d'un père, accompagnée de ton affreux tempérament. Tu as toujours été perfide et mesquin, ne manquant jamais une occasion de m'humilier et de me punir toujours injustement. Oui, tu te fiches de moi. Tu es un mauvais père, ajoutai-je en appuyant bien sur chacune de mes syllabes.
Il me contemplait sans répondre, l'air vaguement amusé, ce qui renforça mon courroux. Je lançai un regard au coin à maman, qui me fixait , presque choquée, la bouche grande ouverte.
J'avais trouvé la situation très humiliante et je m'étais précipitée dans le hall pour ensuite débouler dans ma chambre.
J'avais ordonné à Eliz de ne faire entrer personne, sous aucun prétexte.
Je m'étais ensuite affalée sur mon lit pour pleurer toutes les larmes de mon corps, regrettant presque d'être venue au monde.

***

A présent, tous les événements de la journée me revenaient en plein face. Ma dispute avec père, mon évanouissement, mon Appel complètement raté. Je n'étais même pas fichue de plaire à mon géniteur.
Je serrai un oreiller de toutes mes forces, lâchant quelques larmes. Une vague de culpabilité me traversa et elle me fit l'effet d'un ouragan.
Tout était de de ma faute.
J'enfouis mon visage dans un coussin, serrant les poings. J'essayais de me dire que ce n'était pas ma faute. Mais je n'arrivais pas à me convaincre moi-même.
– Eliz, quelle heure est-il ? Demandai-je d'une voix brisée.
– Deux heures trente-et-un, Della. Elina demande à vous voir.
Je me relevai d'un coup, surprise que ma peste de sœur veuille me voir – et en pleine nuit.
J'allais répondre quand j'entendis un faible glissement : ma porte s'ouvrait. Elina était donc déjà là.
J'attrapai rapidement ma robe de chambre et me levai pour l'enfiler.
J'eus à peine le temps de me retourner pour lui faire face qu'elle était déjà devant moi.
Elina était petite, plantureuse. Elle était déjà formée à treize ans. Elle avait les mêmes yeux bleus de mon père et les cheveux noirs de ma mère. Ses lèvres pleines formaient un sourire narquois.
– Que veux-tu ? dis-je en croisant les bras.
Je constatai qu'elle était en jean et en tee-shirt.
– Et pourquoi es-tu habillée ?
Elle me lança un regard mystérieux.
– Bon, j'ai des problèmes. Donc je m'en vais pour quelques jours.
J'écarquillai les yeux. Je décidai de rire à cette mauvaise plaisanterie.
– Toi des problèmes ? Raillai-je, Tu es la fille la plus heureuse du monde !
Elle leva les yeux au ciel et m'attrapa par les épaules.
– Tu me couvres, OK ? Les parents ne doivent pas savoir. Je t'ai déjà aidée par le passé, même si tu n'en ai pas consciente.
Surprise, je la contemplai sans dire un mot. Je ne me rappelai pas qu'elle m'aie aidée par le passé. Elle se moquai plutôt de moi quand j'avais des problèmes.
Je soupirai.
– Bon, je te couvre. Mais dis-moi quels sont ces fameux problèmes.
Elle me regarda droit dans les yeux.
– Tu n'es pas la seule à être amoureuse, dit-elle simplement.
Sur-ce, elle me tourna le dos et elle se dirigea vers la sortie, me laissant toute retournée.
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vendredi 21 novembre 2014

Le vendredi, on écrit { 19 } [ Révélée • Chapitre 6 • Partie 1 ]



Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.

Aujourd'hui, je vais vous présenter la première partie du chapitre 6 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 6

Partie 1


Cette nuit-là, je me retournai encore et encore dans mon lit, incapable de dormir. Je me passais en boucle le chemin du retour.
Quand nous étions sorti du Labo, père s'était muré dans le silence pendant que maman explosait :
— Ce n'est pas possible que Della parte lundi, c'est inimaginable, avait appuyé maman, elle n'a que quinze ans !
Je fixais mes pieds, l'air triste.
« Pourquoi tout cela arrivait à moi? » ou encore « Pourquoi étais-je une Sybille, espèce inconnue du monde entier ? » étaient les questions que je devrais me poser. Mais non, je ne pensais qu'à une seule chose:
« Comment maman va survivre sans moi? »
Oui, c'était peut-être égoïste et vaniteux, mais vue la crise qu'elle nous avait infligée le chemin du retour, je pensais ne rien exagérer.
Quand nous étions arrivés devant notre tour, maman s'était tue, comme si le bâtiment lui avait ordonné de la boucler. J'avais été épuisée par ses lamentations et ses baisers mouillés.
Père n'avait absolument rien fait pour la consoler et il s'était contenté d'admirer le paysage urbain.
Mais, quand nous avions mis les pieds sur le trottoir, il ne s'était pas retenu de dire:
— Tu sais, Jane, Della ne sert pas à grand chose ici, elle sera plus utile loin de nous.
Il avait prononcé ces horribles mots en me fixant avec dégoût ; ma mère avait répliqué d'une voix acerbe:
— Tu ne sert pas à grand chose non plus, mon cher Thomas, juste à emmerder le monde.
J'avais ravalé ma colère face au commentaire de père, mais elle fut remplacée par de la surprise : maman n'avait jamais prononcé de grossièretés. D'ailleurs, elle nous avait inculqué le langage soutenu, à ma sœur et moi.
Et là, tout avait dégénéré:
— Ah oui? avait répliqué père, ses yeux bleus exprimant une colère glaciale, et qui a inventé toutes ces merveilles?
Ma mère avait alors pris un ton moqueur:
— Toutes tes merveilles te font passer des journées et même des nuits entières dans ton bureau. As-tu oublié que tu avais une famille ?
Père n'avait pas relevé et il s'était contenté de lui lancer un regard assassin. Il se tenait droit, parfaitement immobile, en face de ma mère, qui, les bras sur les hanches, l'avait toisé avec froideur. Et j'étais au milieu d'eux, incapable de prononcer le moindre mot : ils ne s'étaient jamais disputés à cause du moi, du moins, pas quand j'étais dans les parages.
Des passants qui flânaient dans la rue les regardèrent avec courroux ou encore avec curiosité.
— Je te parle d'amour, Thomas, avait continué maman, tu n'es jamais là. Tu n'aimes qu'une fille sur deux, tu délaisses complètement ton premier enfant, à cause de son soit-disant mauvais caractère.
J'avais sursauté, choquée, tournant mon regard sur maman, puis sur père. Ils s'étaient regardé en chien de faïence.
Papa ne m'aimerait pas à cause de mon caractère? Mais cette raison était complètement insensée!

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vendredi 14 novembre 2014

Le vendredi, on écrit { 18 } [ Révélée • Chapitre 5 • Partie 5 ]


Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.

Aujourd'hui, je vais vous présenter la dernière partie du chapitre 5 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 5

Partie 4


Une boule se forma dans ma gorge et je déglutis difficilement.
Ma bouche devint pâteuse.
Je me tournai vers mes parents.
Maman avait de nouveau le regard baissé sur le sol mais mon père se tenait appuyé, nonchalamment, sur le bord du bureau. Sa non-réactivité face à la situation m'enrageait. J'allais sortir une réplique cinglante quand Dawson reprit la parole:
— Lundi matin, à huit heures précises, un ParJet se posera sur le toit de votre tour pour venir te chercher. Tu devras t'y rendre seule, précisa-t-il.
Maman étouffa un sanglot.
C'est comme si on me donnait un coup de poing dans le ventre. Nous étions vendredi.
Je laissai échapper une larme brûlante, qui coula le long de ma joue.
Je ne voulais pas la quitter, pas elle, pas ma mère. Une vive douleur s'empara de mon abdomen. Une profonde tristesse m'envahit. Maman était toute ma vie. Maintenant que Jake avait quitté ce monde, il ne me restait plus qu'elle. Il n'y avait qu'une seule personne dans la terre entière qui m'aimait. J'allais me retrouver dans un pensionnat à l'autre bout de la France, sans connaître personne. J'allais sûrement être la bête curieuse puisque j'étais la seule représentante de mon espèce. A l'évocation de ce fait, j'eus l'impression d'être un monstre.
Plongée dans mes pensées, je ne remarquais pas qu'une calme tremblant régnait dans la pièce. Tout le monde semblait être dans sa bulle, occupé par ses propres problèmes.
Maman avait le visage rempli de tristesse et elle se rongeai l'ongle du pouce. Père avait son éternel regard froid et il fixai à présent sa main.
Ce fut lorsque que Dawson se racla la gorge que mes parents semblèrent se réveiller.
— Je vais vous raccompagner, proposa-t-il.
Maman hocha la tête en silence et elle suivit le scientifique qui se dirigeait vers la porte. Je les suivis docilement, comme un automate, ravagée par cette triste réalité, plus seule que jamais.




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vendredi 7 novembre 2014

Le vendredi, on écrit { 17 } [ Révélée • Chapitre 5 • Partie 4 ]



Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.

Aujourd'hui, je vais vous présenter la quatrième partie du chapitre 5 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 5

Partie 4
— Pendant ton évanouissement, tu as marmonné le mot " sybille ". Nous pensons que c'est le nom de ton espèce.
Je la regardai, interloquée. Elle me lança un regard encourageant.
— Tu dois te souvenir de l'avoir dit, ou du moins de l'avoir pensé, intervint le scientifique, ça va peut-être — je l'espère — débloquer quelque chose dans ton esprit.
Je restai muette, préférant rechercher dans ma mémoire. Soudain, un déclic se fit quelque part fans ma tête.
— Ah oui ! Je l'ai pensé juste avant de perdre connaissance.
En effet, ce nom que je n'avais jamais entendu était apparu mystérieusement dans mon esprit.
Ma mère hocha la tête. Mon père était à sa gauche, immobile comme une statue. Son visage semblait irradier une profonde froideur ; ses yeux bleus me lançaient des éclairs. Son attitude ne m'étonnait même pas, ayant l'habitude de sa distance.
Comme tout le monde restait silencieux, je décidai d'en savoir plus.
— Donc je vais aller dans cette académie.
Monsieur Dawson me regarda en me souriant chaleureusement. Son visage s'illuminait et une petite fossette apparaissait sur son menton.
— C'est exact, approuva-t-il. J'ai déjà appelé la directrice, elle t’accueille à bras ouverts. Tu vas commencer ton cursus scolaire lundi prochain. Tu resteras pendant trois mois et tu rentreras, si tu le souhaite, à la mi-septembre pour deux semaines de vacances. Ensuite, tu reprendras au début octobre et ce trimestre s'achèvera le vingt et un décembre. Tu auras ensuite deux semaines de vacances... Bref, je pense que tu as compris le fonctionnement. Le trimestre d'été a débuté cette semaine. Tu resteras trois ans dans ce pensionnat, ou plus si tu ne contrôles pas tes pouvoirs. As-tu compris ?
J’acquiesçai, le visage triste. J'allais quitter ma vie, Paris, ma tour... Une boule se forma dans ma gorge : je ne voulais pas partir. Mais cette tristesse fut de courte durée quand je pensai à mon père, que je ne verrais pas pendant tout ce temps.
J'observai mes parents. Maman parut triste de me voir la quitter dans ce pensionnat. Elle avait tout d'une mère poule. Ma mère était au courant et ça devait être la cause de se crise de larmes.
Je dardai mon regard sur maman. Je remarquai que ses yeux étaient mouillés. Sa tristesse de toute à l'heure était donc revenue. Le besoin irrésistible de la prendre dans mes bras fut intense. Elle paraissait si petite dans cette pièce minuscule. Elle baissa la tête, les bras croisés. Je me levai et fis deux pas pour la rejoindre. Je la pris dans mes bras avec douceur et elle se laissa faire. J'enlaçai son cou tandis qu'elle me serrait étroitement ma taille. Je regardai par dessus son épaule, surprenant le regard de père. Une lueur de tristesse parut étinceler dans ses yeux bleus, mais cela se passa si brièvement que je dus avoir rêvé. De toute façon, il me contemplait toujours avec froideur, sans une once d'émotion, j'avais l'habitude. J'enfouis mon nez dans l'épaule de maman, souhaitant ne plus jamais croiser les yeux de mon père. Des effluves de son parfum à la cerise envahirent mes narines. Je remarquai une chaîne en argent autour de son cou qui avait comme pendentif un chaudron miniature, emblème de son espèce. Son débardeur bleu turquoise mettait en valeur sa poitrine généreuse que j'avais héritée. Elle portait un simple jean moulant couleur taupe qui lui allait à merveille.
Que de perfection, dis-je mentalement.
Je perçu un léger toussotement de la part de Dawson, ainsi qu'un soupir contrarié de la part de mon géniteur.
Je mis fin à notre éteinte.
Mais avant de me détacher complètement d'elle, je lui soufflai:
— Maman, ne t'inquiète pas, c'est moi qui pars.
Elle hocha la tête, visiblement peu convaincue.
Je me retournai vers Dawson et la pièce était si exiguë qu'il fut en face de moi à la vitesse de l'éclair.
Je remarquai avec agacement, que, même debout, cette grande perche me dépassait de deux têtes.
— Où se trouve Sainte-Rose? demandai-je simplement d'une voix légèrement tremblante.
Je le détaillai de haut en bas, remarquant seulement les détails de sa tenue: il portait un élégant tailleur gris satiné ainsi qu'une chemise en soie blanche accompagnée d'une cravate rose. Cette extravagance m'arracha un sourire mais mon désarrois revint bien assez vite.
— Tu seras sur la Côte d'Azur et, pour des raisons évidentes, je ne peux pas être plus précis.
Il me sourit une nouvelle fois.
Ce mec n'a pas mal au joues à force de sourire? me demandai-je.
Puis je me rendis enfin compte.
La Côte d'Azur se trouve à mille kilomètres de Paris.
Je sentis des larmes perler aux coins de mes yeux, la tristesse m'envahissant encore plus. Une boule se forma dans ma gorge et je déglutis difficilement.
Ma bouche devint pâteuse.

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vendredi 24 octobre 2014

Le vendredi, on écrit { 16 } [ Révélée • Chapitre 5 • Partie 3 ]



Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.

Aujourd'hui, je vais vous présenter la troisième partie du chapitre 5 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 5

Partie 3

Je haussai les sourcils ; une vague de sérénité envahit mon corps, me laissant paisible. Je regardai aussitôt maman, qui ne bougea pas d'un cil. Je revins au scientifique.
— Très bien, je vous écoute.
— Nous sommes dans un monde sans humains, commença-t-il, du moins pas au delà de quinze ans. Seules les espèces surnaturelles ont survécu à la vague de pollution qui a détruit les humains. Nous avons aujourd'hui réussi à empêcher la pollution de faire des dégâts.
Je le contemplai, déroutée : j'avais appris tout cela à l'âge de six ans. Je ne comprenais pas pourquoi il ressassait ce récit long que je connaissais par cœur. Mais je ne l’interrompis pas, curieuse de savoir où tout cela allait nous mener.
— Les jeunes de quinze ans doivent aujourd'hui passer leur Appel. C'est dans la quinzième année d'un individu que les pouvoirs apparaissent. Mais, par le passé, il n'y avait pas d'Appel, ce qui laissait les novices déroutés. Ils n'arrivaient pas à cerner leurs pouvoirs et toute une génération fut un échec. Heureusement, on mit au point l'Appel. Nous avons ainsi restitué un environnement naturel. Nous avons réuni les meilleurs scientifiques et ingénieurs et nous avons mis au point un rayon laser qui permettait de pénétrer dans l'esprit de l'adolescent. Dans cet esprit, on trouve une petite case scellée qui contient les informations sur l'espèce ainsi qu'une sorte de petit bouton. Le laser l'active et vous avez ainsi le don de vous servir de vous pouvoir instantanément. Les jeunes métamorphes se transforment, les vampires voient leurs canines pousser à l'extrême. Mais ça ne marche que pour les espèces connues. Depuis des décennies, on constate que des jeunes gens font sauter le système. Ils font apparaître une croix rouge dans la bulle et une alarme se déclenche. Ça ne s'est pas passé depuis deux ans.
Je l'écoutai en hochant la tête. Je décidai de n'émettre aucune question, même si je commençais sérieusement à m'en poser.
— Le gouvernement ne déclare pas les espèces qui ne sont pas composées d'au moins cent individus. Des attentats pourraient subvenir pour tenter d'exterminer une espèce peu nombreuse. Dès qu'une nouvelle espèce arrive, nous attendons que l'individu en question maîtrise pleinement ses pouvoirs pour insérer l'ADN de son espèce dans le laser. Ainsi, les prochains de cet espèces se verront attribuer leur pouvoirs. Mais tous ces novices sont accueillis dans un pensionnat spécialisé, l'académie de Sainte-Rose. Ils apprennent ainsi à maîtriser leur pouvoir sous la tutelle du premier représentant de l'espèce. Mais les premiers de la lignée devront travailler seuls, avec l'aide de quelques professeurs.
Il poussa un profond soupir et me regarda droit dans les yeux.
— Tu es la première représentante de ton espèce.
Les larmes aux yeux, je mis ma main devant la bouche.
J'étais seule, terriblement seule. Personne n'était comme moi, personne n'allait me guider. Je pris douloureusement conscience de ce que cela signifiait : j'allais mettre des années à maîtriser mes pouvoirs et je ne savais même pas ce que j'étais.
Ma mère s'éclaircit la voix et prit la parole:
— Pendant ton évanouissement, tu as marmonné le mot " sybille ". Nous pensons que c'est le nom de ton espèce.

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vendredi 17 octobre 2014

Le vendredi, on écrit { 15 } [ Révélée • Chapitre 5 • Partie 2 ]



Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.
Aujourd'hui, je vais vous présenter la deuxième partie du chapitre 5 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 5

Partie 2

Mon père et un homme pénétrèrent dans la pièce. Celui-ci ressemblait au scientifique qui avait accouru avec ma mère.
Père avait, comme toujours, un regard froid. Mais il remarqua enfin les larmes de ma mère et, à ma plus grande surprise, la prit dans ses bras. Maman se cramponna à lui comme si sa vie en dépendait. Je hoquetai de surprise : c'était la première fois que je voyais mon père faire un geste d'affection. Mais il se détacha brusquement, remarquant que ma mère ne pleurait plus pour darder son regard glacial sur moi. Notre dispute me revint et je ne pus m'empêcher d'éprouver une profonde colère à son égard.Je le dévisageai en essayant de recouvrir un masque d’impassibilité mais la colère que je ressentais ne pouvait s'effacer. L'homme qui l'accompagnait avait un sourire bienveillant. Il était habillé avec des vêtements haute-couture. Il était très grand et avait un corps athlétique. Ses yeux bleus brillaient d'intelligence et d'une sagesse incomparable. Il y avait des rides ici et là qui m'indiquaient qu'il devait avoir une quarantaine d'années. Je décidai d'ignorer mon père et de me concentrer sur cet homme. Il attendit quelques secondes avant de parler, continuant de me fixer. Je remarquai du coin de l’œil que maman avait retrouvé ses esprits et elle avait désormais l'air déterminée.
— Della, Della Evens, murmura l'inconnu.
Intimidée par sa taille, j'essayai de m'étirer pour paraître plus grande, sans effet.
Mais les questions sur mon Appel revenaient constamment.
Immobile, je décidai de le laisser parler.
— Et si tu t’asseyais ? Demanda-t-il.
Je hochai la tête et fis quelques pas pour m'installer sur la chaise qui faisait face au bureau. Les trois adultes se regroupèrent devant moi, juste devant le bureau. Maman avait les mains sur les hanches ; toute sa tristesse s'était évaporée et je me demandai même si je n'avais pas rêvé. Mais la force avec laquelle elle m'avait serrée dans ses bras était plus vraie que nature. Papa me contemplait sans se cacher avec un regard qui sous-entendait que j'étais le pire fardeau du monde.
Merci de te comporter comme un père, pensai-je.
L'inconnu s'éclaircit la gorge et prit la parole:
— Je suppose que tu te poses des milliers de questions, n'est-ce pas?
— En effet, dis-je d'une voix ferme qui me surprit moi-même.
Maman parut fière mais papa arqua un sourcil, se demandant comment la pire abomination pouvait parler sans être effrayée.
— Quelque chose me dis que vous en avez les réponses, continuai-je.
Il sourit, dévoilant des dents blanches parfaitement alignées.
— Exact, mais tu dois être morte de peur, ce qui est normal après un tel événement. Ta crise de panique est plus que justifiée.
Soudain, je me rendis compte que l'homme était le même que celui qui était apparu avec ma mère dans la salle.
A ma plus grande surprise, mon père prit la parole:
— Della, tu dois savoir que ta vie va être complètement chamboulée, alors attends-toi à avoir un choc psychologique.
Comme si ça pouvait t’intéresser ! persiflai-je mentalement.
Me mère hocha la tête, pour affirmer ce qu'il venait de dire.
— Je me nomme Mr Dawson et je suis un scientifique du Labo, se présenta l'homme.
— Enchantée.
Il sourit une fois de plus.
— Nous avons beaucoup de choses à te dire, d'où la demande de te voir assise. Je répondrai à toutes tes questions. Mais je dois d'abord t'expliquer certaines choses.
Je haussai les sourcils ; une vague de sérénité envahit mon corps, me laissant paisible. Je regardai aussitôt maman, qui ne bougea pas d'un cil. Je revins au scientifique.
— Très bien, je vous écoute.
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vendredi 10 octobre 2014

Le vendredi, on écrit { 14 } [ Révélée • Chapitre 5 • Partie 1 ]



Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.
Aujourd'hui, je vais vous présenter la première partie du chapitre 5 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 5

Partie 1
Je me réveillai en sursaut, le cœur battant, les yeux écarquillés. Je les refermai puis je posai la main sur mon cœur pour tenter de le calmer. Je ne me rendis pas compte qu'on m'observait. Je rouvris les yeux. Je tombais nez à nez avec ma mère qui me regardai avec inquiétude, les larmes aux yeux. Ses cheveux étaient en bataille, comme si elle avait fait une course effrénée. Son beau visage était marqué de rides profondes, signe de son inquiétude. Ses yeux noirs exprimaient une profonde tristesse. Je me jetai à son cou, l'enlaçant de toutes mes forces. Elle me rendis mon éteinte .
Oh mon bébé, murmura-t-elle.
Une larme coula le long de ma joue. Je venais de me remémorer mon triste Appel, qui avait viré au calvaire. Pourquoi moi ? Que signifie donc cette croix rouge ? Pourquoi mon Appel ne s’est-il pas passé comme les autres ?
Souhaitant des réponses, je rompis à regret notre étreinte. Elle me lâcha sans un mot.
Je contemplai l'endroit où nous nous trouvions. C'était une pièce minuscule, pas plus grande qu'un placard. Je m'approchai du petit bureau bleu qui était au centre de la pièce. Tous les murs étaient colorés en blancs et je repérai rapidement un « L » surmonté d'un « U » en face de moi, à la lisière du plafond. Il n'y avait pas d'autre mobilier – à part la chaise où j'étais assise.
– Ainsi, commençai-je lentement, nous sommes toujours dans ce fichu Laboratoire Universel.
Maman, sans me répondre, me tourna le dos et poussa un profond soupir. Son dos, d'habitude si droit, était à présent voûté, recouvert d'une longue chevelure de jais. Elle avait l'air complètement abattue, ce qui me fis éprouver des remords. Une multitude de questions fourmillaient dans ma tête mais je n'osai pas les poser. Ma crise de panique était désormais loin et j'avais à présent assez de lucidité pour comprendre que ma mère avait besoin de temps.
Sans crier gare, elle se retourna si vite que mon pauvre cerveau n'eut pas le temps d'enregistrer son mouvements. Ses joues étaient baignées de larmes. Les rôles étaient inversés. Mais j'éprouvai une envie irrésistible d'avoir une explication.
– Maman, s'il te plaît ! Que se passe-t-il ? Pourquoi cette croix rouge ? Pourquoi n'ai-je pas vu de chaudron blanc ? Explique-moi !
Maman ne fit pas le moindre geste.
– Maman ! Hurlai-je presque. Explique-moi ! Je t'en conjure !
Elle me regarda droit dans les yeux, me rendant mal à l'aise. Elle dit, d'une voix presque imperceptible :
– Attendons Monsieur Dawson et ton père, Della. Attendons, répéta-t-elle comme pour se convaincre.
Une vague de colère me traversa.
– Père ? Mais pourquoi vient-il ? Lui, qui me déteste, qui se fiche complètement de mon existence et qui croit que tuer mon petit-ami va me faire du bien ! C'est un homme que je voudrais voir mort !
Je frappai rageusement la table. Si maman était surprise, elle le camouflait parfaitement. Elle continuai de pleurer, si bien que je la pris ne seconde fois dans mes bras, voulant qu'elle arrête. Voir sa mère pleurer était tout simplement horrible, c’est une chose que je détestai. Elle, si forte, semblait incapable de se laisser abattre ainsi. Pourtant, c'est un être humain – enfin une sorcière – comme les autres, c'est à dire qu'elle avait des sentiments. Penser qu'elle pleurai à cause de moi me fit mal au ventre. Je fus soudain submergée de remords.
Soudain, on toqua à la porte. Ne cherchant aucunement à retenir où à cacher ses larmes, maman se précipita sur la porte.
Mon père et un homme pénétrèrent dans la pièce. Celui-ci ressemblait au scientifique qui avait accouru avec ma mère.

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vendredi 3 octobre 2014

Le vendredi, on écrit { 13 } [ Révélée • Chapitre 4 • Partie 6 ]



Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.
Aujourd'hui, je vais vous présenter la sixième  et dernière partie du chapitre 4 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 4

Partie 6

Ses yeux m'inspirait confiance, je décidai donc d'abaisser mes défenses mentales qui consumaient mon énergie.
– Vous devez me suivre, il se passe quelque chose de grave avec votre fille.
Je me relevai brutalement, j'avais donc raison. Je le fixai du regard, le mettant mal à l'aise.
– Que ce... ce passe-t-il ? Bégayai-je malgré moi.
Il regarda furtivement la foule avant de revenir sur moi.
– Nous ne pouvons pas en parler ici, chuchota-t-il, venez avec moi.
Je le défiai du regard. J'avais retrouvé mes esprits.
– Je vous suivrai quand vous aurez au moins la politesse de me dire votre nom.
Il soupira.
– Je suis Monsieur Dawson, je fais partie des scientifiques qui a assisté à l'Appel de Della. Mais, s'il vous plaît, j'ai besoin que vous me suiviez ! Le système va détecter une erreur et il va déclencher l'alarme ! Vite !
Une sueur froide coula le long de mon dos. Della était anormale. Le médecin avait donc raison.
Je déglutis difficilement.
– D'accord, je vous suis.
Il parut satisfait car il se retourna pour se diriger vers l'ascenseur, non sans courir. Je le suivis maladroitement, le cœur en miette.
Nous bousculâmes encore beaucoup de personnes qui nous faisaient à présent des gestes obscènes. Je décidai de les ignorer mais Dawson parut surpris. Je haussai les épaules, j'en savais beaucoup sur les personnes qui portaient des vêtements haute-couture.
Nous arrivâmes devant l'ascenseur. Le scientifique rentra dedans comme une furie et je le suivis en imitant son entrée.
Dawson appuya sur des boutons minuscules et je sentis l'habitacle s'élever. Comme tous les ascenseur, celui-ci était en plexiglas, plus solide que le verre.
Le scientifique se tourna vers moi.
– Bon, votre fille est... rare. Elle n'est pas anormale, mais rare. Unique même. Mais avant que je vous en dise plus, il faut que vous juriez de ne rien dire. Ce que je vais vous révéler est très confidentiel, il ne faut pas que le peuple soit en courant.
Surprise, je le regardai avec des yeux ronds. Lui avait endossé une parfaite impassibilité.
– Bon, je le jure. Vous avez la parole d'une sorcière blanche, votre secret sera bien gardé.
Il s'éclaircit la gorge.
– Très bien, je vais faire vite. Un pour-cent de personnes qui passent leur Appel font parti d'une espèce inconnue. Bien sûr, elle peut être très rare, avec seulement quelques individus d'une même espèce. Mais il se peut qu'une personne soit le seul membre d'une espèce.
Ma gorge se noua.
– Vous voulez, vous voulez dite que Della est... différente ?
Il expira profondément.
– Elle fait partie d'une espèce inconnue.

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vendredi 26 septembre 2014

Le vendredi, on écrit { 12 } [ Révélée • Chapitre 4 • Partie 5 ]



Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.
Aujourd'hui, je vais vous présenter la cinquième partie du chapitre 4 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 4

Partie 5

Morte de fatigue, je murmurai : «  Sybille ».
Puis tout fut noir.

***

Cet espèce de garde ne voulait pas me laisser passer. Della était partie depuis une heure , mais je ne pouvais m'empêcher d'angoisser. Il était plutôt jeune, avec des cheveux blonds cendrés. Son copain était parti chercher quelque chose, en marmonnant un nom obscène. Le blond avait déjà reluqué ma fille, elle n'était pas assez stressée comme ça ! Il allait bientôt être inscrit dans ma liste de personnes à tuer … si ce n'est pas déjà fait. Il y a quelques minutes déjà, j'ai ressenti une profonde douleur, j'ai tout de suite compris que Della avait un problème.
– Maintenant, laissez-moi passer ! Ordonnai-je au garde qui me contemplait avec un sourire insolent.
– Je vous l'ai dis, madame, vous ne pouvez pas ! Vous devez laisser votre fille en paix, siffla-t-il.
– Non ! Pas question ! Laissez-moi entrer ! Ma fille a un problème, persistai-je.
Il ricana.
– Comment vous le savez ? Vous êtes voyante ?
– Exactement, sifflai-je.
J'en avais plus qu'assez de lui. Dès que j'eus fini de parler, j'attrapai son bras et lui envoyai une dose d'électricité. Il s'écroula aussitôt, sans un bruit, assommé pour plusieurs heures.
Je me précipitai à l'intérieur, tandis que plusieurs personnes accouraient à l'entrée pour soigner le blessé. Un sourire apparut sur mon visage. Le hall était bondé. Des gens, que je bousculai, me lançaient des regards outrés. Je les ignorai et je cherchai Stéphane parmi la foule. Mais elle était si abondante que ma tâche fut très difficile. Je m'arrêtai, le souffle court. Je regardai désespérément dans tous les sens, dans l'espoir de l'apercevoir. Mais tous les visages que je distinguai étaient tous inconnus, à mon grand dam.
Mes cheveux étaient plaqués contre ma nuque et mes mains étaient moites. Ma course effrénée n'avait pas arrangé mon angoisse. Apercevant des sièges contre les murs, je me faufilai parmi la foule pour les atteindre, et faire une petite pause.
Je m'avachis sur le fauteuil en soie bleu marine, en étudiant tout de même la foule.
J'entendis soudain des petites foulées à ma droite. Je tournai la tête pour voir de qui il s'agissait. C'était un homme d'une quarantaine d'années, habillé avec des vêtements haute-couture. Il était très grand et avait un corps athlétique. Ses yeux bleus brillaient d'intelligence et ses longs cheveux bruns étaient sagement coiffés en arrière. Il s'avança vers moi, l'air grave. Je me redressai et je le questionnai du regard.
– Madame Evens ?
– Oui, c'est bien moi, répondis-je.
Ses yeux m'inspirait confiance, je décidai donc d'abaisser mes défenses mentales qui consumaient mon énergie.

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vendredi 19 septembre 2014

Le vendredi, on écrit { 11 } [ Révélée • Chapitre 4 • Partie 4 ]


Bienvenue dans mon nouveau rendez-vous du vendredi :" le vendredi, on écrit". Le principe est simple, c'est souvent le vendredi que je publie des textes, donc ce rendez vous sert à poster mes écrits ♥ Donc j'ai personnalisé ce rendez-vous où je publierai ma nouvelle fiction: Révélée.
Aujourd'hui, je vais vous présenter la quatrième partie du chapitre 4 ♥
Plagiat Interdit!

Chapitre 4

Partie 4

Mais malheureusement, la panique me submergea et je me mis à hurler.
Un hurlement court, qui ressemblait plus à un couinement de souris.
La porte s'ouvrit brusquement et, interloquée, je distinguai trois silhouettes pénétrant dans la salle. L'un des individus appuya sur un bouton que je n'avais pas remarqué et un pont se forma sur la surface de l'eau.
La lumière rouge m'empêcha de les identifier. J'étais désormais dans un état de paralysie total, ma langue pâteuse collait à mon palais et mon corps se refroidit brusquement.
Pendant ce temps, les trois inconnus était à la moitié du pont. Je plissai les yeux pour tenter d'apercevoir leur visage, mais ils étaient encore trop loin. Le hurlement aiguë d'une sirène me fit sursauter de frayeur, si bien que je crus mourir de peur.
Le bruit me fit penser à celle qui avait retenti il y a cinq ans, pour bombardement. J'étais alors dans ma chambre, en train de me coiffer les cheveux. J'avais poussé un hurlement strident et j'avais vu la porte s'ouvrir sur ma mère, le visage complètement paniqué. Elle m'avait prise dans ses bras et elle m'avait emmené dans les sous-sol de l'immeuble, là où on était en sécurité.
Une sueur froide coula le long de mon dos, interrompant net le souvenir.
Je distinguai enfin les visages des individus.
Je reconnus celui de ma mère,du colosse qui m'avait emmené ici ainsi qu'un inconnu. Ses vêtements chics et haute-couture donnaient l'impression qu'il devait être un de ces fameux scientifiques.
Ma mère, plus rapide que les autres hommes, s'élança vers moi et me serra dans ses bras, le visage mouillé de larmes. Elle me glissa quelque chose que je ne compris pas, à cause de la sirène. Le visage inexpressif, je la contemplai. J'étais tout bonnement incapable de bouger. Maman desserra son étreinte et me regarda complètement paniquée. J'essayai de lui parler pour la rassurer mais ma langue refusa de fonctionner, tellement j'étais terrifiée. Elle se tourna pour parler aux deux hommes, qui, entre temps, étaient arrivés. Ils hochèrent la tête en rythme et le colosse se dirigea vers moi. Complètement paniquée, je me débattais pour le fuir, mais ma mère me tenait fermement. Mon dos, trempé de sueur, se cogna contre le bras musclé de ma mère.
Je compris que je devais être docile.
Le garde me pris dans ses bras sans que je ne bouge un petit doigt. La crise de panique était passée, mais j'étais profondément terrifiée, me demandant pourquoi tout ça m'arrivait.
Mon porteur avait une odeur désagréable, un mélange de sueur et de terre séchée. Cependant, je me gardai bien de faire un quelconque commentaire. Il me portait comme si je ne pesais pas plus lourd qu'une plume, mais il me tenait à bout de bras, comme si je le dégoûtait. Le bruit strident de la sirène se répercuta dans mon crâne, m’assommant presque.
Je sombrais dans la demi-conscience, luttant pour revenir revenir lucide, mais ma panique m'avait lessivée et je m'endormis dans les bras de mon «  sauveur ».
Mais, avant de sombrer, un mot s'insinua dans mon esprit. Un mot inconnu, qui n'avait jamais été prononcé.
Morte de fatigue, je murmurai : «  Sybille ».
Puis tout fut noir.

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